Yves-Dominique Audollent
Créateur d’Alliances Originales
Yves-Dominique Audollent
Créateur d’Alliances Originales
L’Atelier du Soleil Fou
et de la
Lune Amoureuse
Une Histoire d’Or et de Lumière…
Qui est Yves-Dominique Audollent, créateur d’alliances originales ?
Dans le secret de sa fabrique des sortilèges en Ariège, l’artiste dessine et réalise des bagues de mariage d’exception sur mesure.
Depuis 1987, ce créateur singulier dessine des bijoux coup de foudre. Partez à la rencontre d’un artiste passionné : dans son antre au cœur de l’Occitanie ou dans son showroom à Paris, il vous propose les pièces iconiques du rêve d’un jour,
ou d’une vie.
Avant les alliances :
l’art en héritage
Dans les deux lignées familiales, on trouve des joailliers. Parfois, deux, trois générations se suivent dans des métiers de la bijouterie.
Une lignée d’artiste
La fibre artistique tisse notre famille. Mon père était metteur en scène. Ma sœur peint.
Une de mes tantes a lâché une carrière dans le pétrole pour devenir actrice. Elle a travaillé au Théâtre du Soleil avec Ariane Mnouchkine. Elle a joué dans Molière, elle apparaît dans le film Da Vinci Code…
Et puis, ma grand-mère, une violoniste virtuose.
Une grand-tante aussi. Elle était artiste-peintre et vitrailliste, un peu fantasque. Elle avait une place singulière dans la famille. Nous l’adorions. Son cœur immense battait plus fort et brillait de plus d’éclat que je ne saurais le dire : elle était l’amour incarné.
Aujourd’hui, mes enfants prolongent cette lignée d’artistes. Tous les trois ont hérité de mes qualités manuelles.
L’aîné est charpentier. Merlin a suivi un parcours atypique : des BTS, des licences pro, et puis un CAP chez les Compagnons du Devoir. Les structures anciennes et les techniques ancestrales d’assemblage du bois le passionnent.
Mon deuxième fils, Noé, luthier, crée des guitares électriques et des basses dans des bois fabuleux. Son travail m’émerveille sans cesse.
Ma fille Circé, elle, met de l’art dans tous les aspects de sa vie. Elle possède un talent inné pour la création de costumes. C’est une terrienne, ancrée par la nature et les plantes.
L’enfance d’un rêveur de lune
Je grandis dans le clair-obscur de cette famille pas tout à fait comme les autres, mais finalement classique. Décalé, je pose des yeux étonnés sur les adultes qui m’entourent : présents, certes, mais un peu indifférents à l’univers qui m’habite. L’homme que je deviendrai un jour cherchera toujours à comprendre les mystères qui échappaient au gamin pétri de pur ressenti.
Enfant, j’ai le sentiment d’être arrivé sur une planète peuplée de grandes personnes dans le brouillard, coupées du monde et d’elles-mêmes. Je vis, déjà, en désir d’un ailleurs.
Alors, je m’évade dans les imaginaires. La beauté, en toute chose, m’attire. J’aime la lumière singulière de l’or, l’éclat des pierres précieuses diaphanes me fascine. Je rêve…
À l’âge où les autres enfants s’émerveillent devant les étals des boulangers, impossible de croiser la vitrine d’un bijoutier sans m’arrêter ! J’esquisse, à grands traits, mon futur idéal : je serai dessinateur, sculpteur, peintre… ou chanteur de rock ! Pour autant, les talents de l’artiste en moi sommeillent encore.
Je suis doué de mes mains : un bricoleur né. Sans chercher plus loin, le système scolaire m’oriente vers une filière technique. Un éphémère passage par un BEP d’électronique renforce mon sentiment de ne pas cadrer avec les codes de la société. Une certitude grandit en moi : je veux exister en être libre et défenseur de la liberté des autres.
Quelques années encore, et ce goût de vivre sans compromis dans un monde imparfait déclenchera les rouages de la destinée. Mais pour l’heure, je ronge mon frein, infiniment rebelle, révolté et critique de valeurs communément admises, mais que souvent, je ne partage pas.
Une histoire d’or et de lumière :
les premiers bijoux de mariage
C’est à Montpellier, dans une ville de bord de mer éblouie de lumière, que je commence mon parcours de création.
J’ignore encore le destin que connaîtront un jour les humbles bijoux de ces débuts au goût de sel et de soleil.
Naissance d’un alchimiste
1987. Montpellier. Après quelques années à explorer le monde, je suis rentré en France. Soudain, pour moi, tout prend corps.
Je fréquente les stands des artisans et marchands de rue. Là, je croise une créatrice qui confectionne elle-même ses bijoux, au milieu d’une foule de revendeurs.
Pour mon amoureuse, je lui en achète un, puis deux, puis trois… je passe des heures à les observer, à tenter de comprendre les procédés de fabrication. Le jeune homme sans direction précise jusqu’alors ressent une pulsion qui l’appelle.
Quand j’y repense maintenant, j’éprouve encore le goût de cette émotion.
Dans la maison où je vis, l’ancien locataire, un plombier, a abandonné des tuyaux de cuivre. De mon bref parcours d’apprenti électronicien, j’ai gardé mon fer à souder. Le futur naît dans cette rencontre du fer et du cuivre : je crée mon tout premier bijou.
Le temps des forains
Très vite, je réalise mes premières ventes : quelques bagues, des bracelets… je les négocie sur la plage, sur les marchés, dans la rue. Je conçois des bijoux en cuivre, en bronze, en argent ou en étain, parfois sertis de bois.
Il m’arrive de remballer sans avoir rien vendu, mais la plupart du temps, mes pièces rencontrent leurs acheteurs.
Je vis la réalité du quotidien d’un forain : jouer des coudes pour installer son stand tout en déjouant les petits voleurs à la tire ; gérer la fatigue des longs trajets pour rejoindre le prochain festival…
C’est un apprentissage à la dure, mais rien ne me décourage. Le créateur d’alliances originales Yves-Dominique Audollent est encore loin. Pourtant déjà, Yves-Do a trouvé la passion d’une vie.
Les premières alliances
Mes toutes premières alliances racontent l’histoire de l’amour qui dure. Un couple m’appelle : ils m’ont acheté des bagues sur la plage, un été. Ils sont sur le point de s’épouser et veulent que je reproduise les bijoux à l’identique, mais cette fois, en or.
Là, je rencontre mon premier véritable défi : ce métal, nouveau pour moi, s’avère coûteux et moins malléable que l’argent.
Pourtant, leur demande me touche et m’honore.
Très vite, d’autres amoureux me contactent et je reçois de nouvelles commandes sur le même thème.
C’est le déclic : je me lance dans une collection d’alliances de mariage !
Alors, je fonce, et je réalise
mes premiers anneaux nuptiaux.
Casser les codes des allianciers
Mes premières collections, je les vends dans des salons du mariage. Dans le milieu feutré des marchands de l’événementiel, je détonne, et pour cause : je propose des bagues de fiançailles et des bijoux différents, et plus coûteux que la moyenne.
Ma fibre de marginal s’amuse de ce décalage. Alors, dans ces temples du mariage en kit, où les créateurs d’alliances vraiment originales ne sont pas légions, je joue un peu les provocateurs…
J’innove, aussi : une année, j’installe un écran d’ordinateur sur mon stand. Je diffuse des films courts tournés dans mon atelier. On m’y voit, courbé au-dessus de l’établi sur lequel je sculpte la matière et crée mes bijoux. L’année suivante, tous les exposants passeront des vidéos « en direct de l’atelier »…
C’est à cette époque que je crée l’alliance Magicien du Printemps. Jusqu’à aujourd’hui, elle demeure une de mes pièces les plus emblématiques.
Créateur d’alliances originales :
Yves-Dominique Audollent
la consécration d’un autodidacte
Je reviens de mon premier salon du mariage avec près de 60 commandes !
Un bonheur espéré, attendu. Mais passé l’euphorie, la réalité me percute : il va falloir honorer cet afflux de demandes. Je fais tout, tout seul, de la conception à la mise en production. Et je suis autodidacte.
Sous le signe d’une bonne étoile
Je me lance dans l’exploration accéléré de nouveaux procédés de fabrication. J’entame une transformation technique profonde : sans jamais avoir fréquenté d’école spécialisée, j’apprends à utiliser la cire et la fonte en visitant des foires d’outillage pour bijoutiers. Je passe des après-midi entiers devant des systèmes de fonte à cire perdue. À la même période, un nom me vient dans un rêve quasi chamanique, comme une fulgurance : l’Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse est né.
Mais après l’euphorie des premiers salons, je prends conscience du décalage entre mon offre et le public de ces grand-messes événementielles. Là-bas, on vend un produit clé en main. Les futurs mariés n’y trouvent pas l’exceptionnel. On n’y poursuit pas l’émotion pure, mais plutôt les dragées, le champagne, les alliances et la salle de réception, lors d’un marathon bouclé en un après-midi…
Le Web actuel, immense vitrine d’un centre d’achat universel, se situe encore à quelques années-lumière : j’ai besoin d’un cadre pour exposer mes créations. Après quelques hébergements éphémères, dans l’atelier d’un ami, le studio de danse d’un autre, Anne offre son espace de vie aux bijoux du Soleil Fou.
En 2008, j’installe mon showroom tout près de Paris, à Saint-Maurice. Pour Anne et ce nouveau lieu d’exposition, je dessine une première collection, puis une seconde…
Le créateur d’alliances originales a trouvé son port d’attache.
Nous travaillons toujours ensemble aujourd’hui.
Anne ma sœur Anne
Anne est mon socle et l’ancrage de l’atelier du Soleil Fou. Mon binôme inespéré. Il y a de la magie, du romanesque, dans la création de bijoux de mariage. Ma vie et mon travail artistique se sont parfois confondus. Ça n’était pas forcément une bonne idée.
Chez Anne, dans le showroom parisien, mes bijoux trouvent l’écrin
dont j’avais rêvé pour eux au temps des salons 100 % polyester de l’événementiel marial industriel.
Anne gère tout ce qui ne relève pas du domaine de la création pure, mais en plus, elle offre son regard et sa sensibilité artistique sur les bijoux, avec le nécessaire recul que je n’ai pas toujours moi-même.
Anne, je l’ai connue avant de la connaître : des liens très forts unissent nos deux familles et nos parents cultivaient une amitié profonde. Ils résidaient dans le même quartier. Elle est ma sœur d’élection et la collaboratrice que chacun aspire à avoir à ses côtés.
En Ariège, à l’atelier, j’invente, je dessine, je fabrique. À l’occasion, je reçois mes clients les plus aventureux.
L’atelier d’un créateur d’émotions : forge de Vulcain, antre des sortilèges
Lorsque des amoureux se déplacent jusque dans mon atelier ariégeois pour choisir leurs bagues de mariage, c’est toujours un moment très particulier. Certains couples me bouleversent : les très jeunes, souvent…
Artisan des sentiments
Quand moi, je leur dis :
« s’il vous plaît, prenez votre temps pour ce choix important, ce sont les alliances que vous porterez toute votre vie », ils sont de ceux qui ne répondent pas : « en principe »…
Les gens qui s’aiment, ceux qui se disent au fond des yeux : « je te choisis, c’est toi que je veux », ils racontent une histoire différente de celle des autres, un peu blasés, presque désabusés. Ils ne chuchotent pas « tant que ça durera ».
Ils se jurent « c’est toi. C’est toi, ou ce ne sera plus jamais personne. C’est, éperdument, toi ».
Et l’autre, en face, prend toute l’émotion, parce que pour lui, pour elle, c’est l’évidence.
Pour eux, je crée mes plus belles alliances, aussi modestes qu’elles soient. Pour eux, je fais appel à la magie des métaux et des pierres. Dans le secret des cires et de la fonte, pour eux, je forge des bagues-sortilège uniques, et qui ne ressemblent qu’à eux.
La quête infinie d’un faiseur de rêves
Enfant, j’ai découvert l’infinie variété des ors et des pierres.
J’ai vu que les saphirs pouvaient être roses, les opales, vibrantes comme un feu de joie, et les diamants aussi étincelants qu’un soleil couchant aux reflets multicolores…
Enfant, j’ai su que les pierres étaient belles. Et j’ai accompli mon destin.
Alors, je cours le monde, de voyage en voyage, à la recherche de gemmes rares : Grèce, Madagascar, Népal, Inde, Mexique, Suisse, Thaïlande, Costa Rica, Cambodge…
Mes voyages racontent autant de parcours initiatiques. J’y trouve mes plus belles inspirations : la feuille à l’origine de l’alliance Ligne de Vie, je l’ai cueillie dans une jungle du Laos, depuis le dos d’un éléphant.
Auprès des maîtres-artisans-joailliers à travers la planète, j’apprends, encore et toujours, de nouvelles techniques, d’autres symboliques de la matière.
Et parfois, au gré des rencontres de l’esprit, je trouve dans les sagesses ancestrales des réponses aux questions de mon enfance.
Demain, le soleil fou
J’ai longtemps travaillé en solitaire : j’ai modelé la matière brute, martelé l’or, poli le platine, serti, orné. J’ai toujours la passion du bijou au cœur. Mais j’ai comme une envie d’y ajouter des formes nouvelles de création, d’autres aventures. Les contours s’en dessinent, tous les jours un peu plus. L’histoire continue…
Demain, je serai toujours Yves-Dominique Audollent, bijoutier-créateur d’alliances originales. Je continuerai de fabriquer des serments d’amour que l’on porte à son doigt. Mais déjà, j’écris le nouveau chapitre de l’Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse.
Sous le signe des pêcheurs d’étoiles et des faiseurs de rêves.








