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Yves-Dominique Audollent créateur
d’alliances originales

D’or et de Lumière :
Une histoire des alliances de mariage
du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse

 

L’Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse est né du regard clair et songeur d’un bambin devant la vitrine d’un joaillier.

Dans le secret de sa fabrique des sortilèges en Ariège, l’artiste Yves-Dominique Audollent, créateur d’alliances originales, dessine et réalise des bagues de mariage d’exception.

Chez lui, dans son antre au cœur de l’Occitanie, ou dans son showroom à Paris, il vous propose des bijoux coup de foudre : les pièces du rêve d’un jour, ou d’une vie.  

Avant les alliances :
l’art en héritage

 

Dans les deux lignées familiales, on trouve des joailliers. Parfois, deux, trois générations se suivent dans des métiers de la bijouterie.

une lignée d’artistes

 

 

La fibre artistique tisse notre famille. Mon père était metteur en scène. Ma sœur peint.

Une de mes tantes a lâché une carrière dans le pétrole pour devenir actrice. Elle a travaillé au Théâtre du Soleil avec Ariane Mnouchkine. Elle a joué dans Molière, elle apparaît dans le film Da Vinci Code

Et puis, ma grand-mère, une violoniste virtuose.

Une grand-tante aussi. Elle était artiste-peintre et vitrailliste, un peu fantasque. Elle avait une place singulière dans la famille. Nous l’adorions. Son cœur immense battait plus fort et brillait de plus d’éclat que je ne saurais le dire : elle était l’amour incarné.

Le créateur Yves-Dominique Audollent et son fils Merlin à l'atelier - Atelier du Soleil Fou

Aujourd’hui, mes enfants prolongent cette lignée d’artistes. Tous les trois ont hérité de mes qualités manuelles, aussi.

Les trois enfants du créateur Yves-Dominique Audollent au travail sur la terrasse de l"atelier - Atelier du Soleil Fou

L’aîné est charpentier. Merlin a suivi un parcours atypique : des BTS, des licences pro, et puis un CAP chez les Compagnons du Devoir. Les structures anciennes et les techniques ancestrales d’assemblage du bois le passionnent.

Mon deuxième fils, Noé, luthier, crée des guitares électriques et des basses dans des bois fabuleux. Son travail m’émerveille sans cesse.

Ma fille Circé, elle, met de l’art dans tous les aspects de sa vie. Elle possède un talent inné pour la création de costumes. C’est une terrienne, ancrée par la nature et les plantes.

l’enfance d’un rêveur de lune

 

Je grandis dans le clair-obscur de cette famille pas tout à fait comme les autres, mais finalement classique. Décalé, je pose des yeux étonnés sur les adultes qui m’entourent : présents, certes, mais un peu indifférents à l’univers qui m’habite. L’homme que je deviendrai un jour cherchera toujours à comprendre les mystères qui échappaient au gamin pétri de pur ressenti.

Le créateur Yves-Dominique Audollent enfant occupé à dessiner - Atelier du Soleil Fou

Enfant, j’ai le sentiment d’être arrivé sur une planète peuplée de grandes personnes dans le brouillard et coupées du monde et d’elles-mêmes. Je vis, déjà, en désir d’un ailleurs.

Alors,  je m’évade dans les imaginaires. La beauté, en toute chose, m’attire. J’aime la lumière singulière de l’or, l’éclat des pierres précieuses diaphanes me fascine. Je rêve… 

À l’âge où les autres enfants s’émerveillent devant les étals des boulangers, impossible de croiser la vitrine d’un bijoutier sans m’arrêter ! Je me rêve dessinateur, sculpteur, peintre… ou chanteur de rock ! Pour autant, les talents de l’artiste en moi sommeillent encore. 

 

Je suis doué de mes mains : un bricoleur né. Sans chercher plus loin, le système scolaire m’oriente vers une filière technique. Un éphémère passage par un BEP d’électronique renforce mon sentiment de ne pas cadrer avec les codes de la société. Une certitude grandit en moi : je veux exister en être libre et défenseur de la liberté des autres. Quelques années encore, et ce goût de vivre sans compromis dans un monde imparfait déclenchera les rouages de la destinée. Mais pour l’heure, je ronge mon frein, infiniment rebelle, révolté et critique de valeurs communément admises, mais que souvent, je ne partage pas.

D’or et de lumière :
les premiers bijoux de mariage

 

C’est dans une ville de bord de mer, à Montpellier, que je commence mon parcours de création.

J’ignore encore le destin que connaîtront un jour les humbles bijoux de ces
débuts au goût de sel et de soleil.

naissance d’un alchimiste

 

1987. Montpellier. Après quelques années à explorer le monde, je suis rentré en France. Soudain, pour moi, tout prend corps.

Je fréquente les stands des artisans et marchands de rue. Là, je croise une créatrice qui confectionne elle-même ses bijoux, au milieu d’une foule de revendeurs.

Pour mon amoureuse, je lui en achète un, puis deux, puis trois… je passe des heures à les observer, à tenter de comprendre les procédés de fabrication. Le jeune homme sans direction précise jusqu’alors ressent une pulsion qui l’appelle.

Quand j’y repense maintenant, j’éprouve encore le goût de cette émotion.

Dans la maison où je vis, l’ancien locataire, un plombier, a abandonné des tuyaux de cuivre. De mon bref parcours d’apprenti électronicien, j’ai gardé mon fer à souder. Le futur naît dans cette rencontre du fer et du cuivre : je crée mon tout premier bijou.

Fondre l'or - Atelier du Soleil Fou

le temps des forains

 

Yves-Dominique Audollent sur un marché dans les années 80 - Atelier du Soleil Fou

Mes premières bagues, je les négocie sur la plage, sur les marchés, dans la rue. Je conçois des bijoux en cuivre, en bronze, en argent ou en étain, parfois sertis de bois.

Il m’arrive de remballer sans avoir rien vendu, mais la plupart du temps, mes pièces rencontrent leurs acheteurs.

Je vis la réalité du quotidien d’un forain : jouer des coudes pour installer son stand, les petits voleurs à la tire, la fatigue des longs trajets pour rejoindre le prochain festival… C’est un apprentissage à la dure, mais rien ne me décourage. Le créateur d’alliances originales Yves-Dominique Audollent est encore loin. Pourtant déjà, Yves-Do a trouvé la passion d’une vie.

 Mes toutes premières alliances racontent l’histoire de l’amour qui dure. Un couple m’appelle : ils m’ont acheté des bagues sur la plage, un été. Ils sont sur le point de s’épouser et veulent que je reproduise les bijoux à l’identique, mais cette fois, en or. Je rencontre mon premier véritable défi.

Des billes d'or brut - Atelier du Soleil Fou

 Je trouve ce métal, nouveau pour moi, moins malléable que l’argent. Le matériau est coûteux et difficile à sourcer. Mais leur demande me touche et m’honore, donc, je fonce et je réalise mes premiers anneaux nuptiaux. Très vite, je reçois d’autres commandes sur le même thème et c’est le déclic : je me lance dans une collection d’alliances de mariage !

Casser les codes des allianciers

 

Le créateur d'alliances originales Yves-Dominique Audollent sur un salon du mariage dans les années 2000 - Atelier du Soleil Fou

Alors, dans ces temples du mariage en kit, je joue un peu les provocateurs… J’innove, aussi : une année, j’installe un écran d’ordinateur sur mon stand. Je diffuse des films courts tournés dans mon atelier. On m’y voit, courbé au-dessus de l’établi sur lequel je sculpte la matière et crée mes bijoux. L’année suivante, tous les exposants passeront des vidéos « en direct de l’atelier »… 

Mes premières collections, je les vends dans des salons du mariage. Dans le milieu feutré des commerçants de l’événementiel, je détonne : je propose des bagues de fiançailles et des alliances réellement originales, et plus coûteuses que la moyenne.

Ma fibre de marginal s’amuse de ce décalage. Les allianciers, comme on les appelle dans le jargon du métier, ne brillent ni par leur fantaisie, ni par leur originalité.

yves-dominique audollent, créateur d’alliances originales :
la consécration d’un autodidacte

 

Je reviens de mon premier salon du mariage avec près de 60 commandes ! Un bonheur espéré, attendu, mais passé l’euphorie, la réalité me percute : il va falloir honorer cet afflux de demandes. Je fais tout, tout seul, de la conception à la mise en production. Et je suis autodidacte. 

sous le signe d’une bonne étoile

 

Alors, je me lance dans l’exploration accéléré de nouveaux procédés de fabrication. J’entame une transformation technique profonde : sans jamais avoir fréquenté d’école spécialisée, j’apprends à utiliser la cire et la fonte en visitant des foires d’outillage pour bijoutiers. Je passe des après-midi entiers devant des systèmes de fonte à cire perdue. À la même période, un nom me vient dans un rêve quasi chamanique, comme une fulgurance : l’Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse est né.

Mais après l’euphorie des premiers salons, je prends conscience du décalage entre mon offre et le public de ces grand-messes événementielles. Là-bas, on vend un produit clé en main. Les futurs mariés n’y trouvent pas l’exceptionnel. On n’y poursuit pas l’émotion pure, mais plutôt les dragées, le champagne, les alliances et la salle de réception, lors d’un marathon bouclé en un après-midi. . 

Internet n’est pas encore cette plateforme d’achat universelle qu’il deviendra quelques années plus tard : j’ai besoin d’un lieu pour exposer mes créations. Après quelques hébergements éphémères dans l’atelier d’un ami, le studio de danse d’un autre, enfin, je rejoins mon port d’attache : Anne offre son espace de vie aux bijoux du Soleil Fou.

L'artisan bijoutier-créateur Yves-Dominique Audollent et Anne Tamisier au showroom - Atelier du Soleil Fou.

En 2008, j’installe mon showroom tout près de Paris, à Saint-Maurice. Pour Anne et ce nouvel espace d’exposition, je dessine une première collection, puis une deuxième… Nous travaillons toujours ensemble aujourd’hui.

anne ma sœur anne

 

Anne Tamisier derrière un comptoir du showroom - Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse

Anne est mon socle et l’ancrage de l’atelier du Soleil Fou. Mon binôme inespéré. Il y a de la magie, du romanesque, dans la création de bijoux de mariage. Ma vie et mon travail artistique se sont parfois confondus. Ça n’était pas forcément une bonne idée.

Anne, je l’ai connue avant de la connaître : des liens très forts unissent nos deux familles et nos parents cultivaient une amitié profonde. Ils résidaient dans le même quartier. Elle est ma sœur d’élection et la collaboratrice que chacun aspire à avoir à ses côtés.

En Ariège, à l’atelier, j’invente, je dessine, je fabrique. À l’occasion, je reçois mes clients les plus aventureux.

Chez Anne, dans le showroom parisien, mes bijoux trouvent l’écrin dont j’avais rêvé pour eux au temps des salons 100 % polyester de l’événementiel marial industriel.

Anne gère tout ce qui ne relève pas du domaine de la création pure, mais en plus, elle offre son regard et sa sensibilité artistique sur les bijoux, avec un recul que je n’aurais pas forcément moi-même.

l’atelier d’un créateur d’émotions : forge de Vulcain, antre des sortilèges

 

Lorsque des amoureux se déplacent jusque dans mon atelier ariégeois pour choisir leurs bagues de mariage, c’est toujours un moment très particulier. Certains couples me bouleversent : les très jeunes, souvent…

artisan des sentiments

 

Quand moi, je leur dis « Allez-y, prenez votre temps pour ce choix important, ce sont les alliances que vous porterez toute votre vie »  Ils sont de ceux qui ne répondent pas : « en principe  »…

Les gens qui s’aiment et qui se disent droit dans les yeux : « je te choisis, c’est toi que je veux » racontent une histoire différente de celle des autres, un peu blasés, presque désabusés. Ils ne chuchotent pas « tant que ça durera ».

Yves-Dominique Audollent, artisan bijoutier créateur, au travail à l'atelier - Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse

Ils se jurent « c’est toi. C’est toi, ou ce ne sera plus jamais personne. C’est, éperdument, toi ».

Et l’autre, en face, prend toute l’émotion, parce que pour lui, pour elle, c’est l’évidence.

Pour eux, je crée mes plus belles alliances, aussi modestes qu’elles soient. Pour eux, je fais appel à la magie des métaux et des pierres. Pour eux, dans le secret des cires et de la fonte, je forge des bagues-sortilèges uniques, et qui ne ressemblent qu’à eux.

la quête infinie d’un faiseur de rêves

 

Enfant, j’ai découvert l’infinie variété des ors et des pierres.

Enfant, j’ai vu que les saphirs pouvaient être roses, les opales, vibrantes comme un feu de joie, et les diamants aussi étincelants qu’un soleil couchant aux reflets multicolores…

Enfant, j’ai su que les pierres étaient belles. Je parcours le monde à la recherche de gemmes rares. Elles me fascinent.

Alors, je les cueille, de voyage en voyage. Et je cours le monde.

Grèce, Madagascar, Népal, Inde, Mexique, Suisse, Thaïlande, Costa Rica, Espagne, Cambodge, Laos : mes voyages sont autant de parcours initiatiques. Auprès des maîtres-artisans-joailliers à travers la planète, j’apprends, encore et toujours, de nouvelles techniques, d’autres symboliques de la matière.

Et parfois, dans certaines rencontres plus spirituelles, je trouve aussi des réponses aux questionnements qui me traversent, je crois, depuis ma naissance. 

 

demain, le soleil fou 

 

 

J’ai longtemps travaillé en solitaire : j’ai modelé la matière brute, martelé l’or, poli le platine, serti, orné. J’ai toujours la passion du bijou au cœur. Mais j’ai comme une envie d’y ajouter des formes nouvelles de création, d’autres aventures. Les contours s’en dessinent, tous les jours un peu plus. L’histoire continue…

Demain, je serai toujours Yves-Dominique Audollent, bijoutier-créateur d’alliances originales. Je continuerai de fabriquer des serments d’amour que l’on porte à son doigt. Mais déjà, j’écris le nouveau chapitre de l’Atelier du Soleil Fou et de la Lune Amoureuse. Sous le signe des pêcheurs d’étoiles et des faiseurs de rêves.